L'organisation de l'instruction publique remonte au décret du 30 vendémiaire de l'an II (21/10/1793), la convention institue des écoles dans toutes les communes.
       Il fallait alors que les communes trouvent un instituteur, un local pour accueillir les élèves et loger l'enseignant, et surtout, il fallait faire accepter aux mentalités paysannes que l'école était nécessaire... Et ce n'était certes pas le plus facile : l'enfant à l'école, ce sont deux bras en moins pour aider aux champs ou garder les troupeaux...

       La vie scolaire d'antan fut donc rythmée par les travaux des champs et les élèves étaient absents en période de foins, de vendanges etc...


       L'école fut d'abord située dans la mairie actuelle. Mais ce local est vite devenu trop exigu et fut transféré chez M. SAVIGNAC, au bourg. On peut encore remarquer l'escalier extérieur, avec les deux classes de chaque côté, la cour intérieure avec le hangar qui servait de préau. Dans l'ancien presbytère, se trouvait la mairie d'alors. À l'époque, le presbytère se trouvait à la bibliothèque. Cette situation d'une école chez un particulier ne pouvait durer...

       Un premier projet de construction d'une école voit le jour en 1880.
En effet, M. de LABROUSSE, propriétaire d'un bâtiment dans le bourg, à côté de l'église, avait signé une promesse de vente pour y créer l'école communale...

       En 1888, l'instituteur et Maire, Narcisse LASSAGNE, tout fraîchement élu au suffrage universel, achète, pour le compte de la commune, un terrain appartenant à Monsieur Louis-Pierre VIGIER, son adjoint. On y bâtira l'école communale...

       Elle fut terminée en 1889. Une délibération du Conseil Municipal en témoigne...

       Le Maire, qui habitait le bâtiment de la Poste actuelle, installa ses parents à côté, dans les locaux de l'ancienne école.

       Pour la petite histoire, Narcisse LASSAGNE choisit sa future épouse le jour du baptême de celle-ci, alors qu'il partait, quelques jours plus tard, à l'armée. Elle devint effectivement son épouse !

       Autre anecdote : Monseigneur DABERT, nommé à la tête du diocèse de Périgueux en 1863 et supérieur ecclésiastique des religieuses du Sacré-cœur, avait encore le droit d'ouvrir des écoles... Le 28 avril 1895, il fonda une école de filles à Mensignac. Pendant 7 années, les jeunes filles de La Chapelle fréquenteront cette école religieuse.
Sœur Marie TOURVIEILLE en était l'institutrice.
L'école recevra l'ordre de fermer en juillet 1902



       En 1892, le Maire expose au Conseil que la Commune ne possède pas de ressource et que pourtant, il y aurait lieu... de chauffer les écoles. Vu la difficulté, pour l'instituteur, de faire payer les enfants, surtout ceux de parents peu aisés, une aide est demandée au Préfet. La commission départementale accorde une subvention de 20 Frs. Mais en 1895, on note encore un projet de chauffage à l'école qui ne sera réalisé qu'en 1897 !

       En 1897 justement, 8 ans après sa construction, suite à un hiver de "gros temps", l'école subit des dégâts importants. Il a fallu refaire la couverture, relever des murs, crépir à nouveau, refaire des plafonds, des peintures... Quelque tempête, sans doute, sera passée par là... 420 Frs de réparations...

       En 1924, suite à l'article 11 de la circulaire ministérielle, il n'y a plus ni école de garçons, ni école de filles, mais une seule école mixte. Et l'on constate que la Municipalité de l'époque a dû batailler pour conserver ses 2 postes d'instituteurs. Elle les conservera jusqu'en 1968...



       Au début du siècle, les classes étaient décorées d'un tableau noir et d'une carte de France muette. Les enfants venaient à l'école à pied, chaussés de sabots, l'hiver, et de "knep", l'été. Ils avaient tous un tablier, sans modèle imposé. Tous les soirs, les élèves balayaient la classe et arrosaient le parquet avec un godet pour qu'il n'y ait pas de poussière. Ils entretenaient le poêle, le jour, et rentraient le bois tous les soirs pour le lendemain. Ils nettoyaient eux-mêmes les toilettes...

       C'est aussi le temps de l'encrier de porcelaine et de la plume.

       La semaine précédant les grandes vacances, les élèves sortaient les tables sous le marronnier, hélas abattu, et les grattaient avec un tesson de bouteille. Puis, ils les enduisaient de cire...



Les choses ont bien changé depuis...

L'école en 2007, vue de la cour de récréation...
(on aperçoit, en face, l'entrée du restaurant d'enfant, et à droite, l'espace maternelle)




26 janvier 2003
une œuvre d'aujourd'hui réalisée par une grande de demain...









































Pour revenir au menu, réduire ou fermer la fenêtre.